Un lieu de légende


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Citée dans le fameux livre de Patricia Schulz (écrivain et chroniqueuse pour le Wall Street Journal) sur les « 1000 lieux qu’il faut avoir vus dans sa vie », la Maison Kammerzell est selon tous l’une des plus belles brasseries du monde.

Idéalement située au pied de la Cathédrale de Strasbourg, au cœur de l’Europe, c’est un lieu incontournable à visiter. Considérée comme « la plus belle maison de Strasbourg », elle symbolise l’art de la Renaissance de la ville qui en tire une grande fierté.

Son architecture originale que l’on croirait tout droit sortie d’un conte, offre aux regards les diverses facettes de l’art régional à travers les siècles.

Sculptures de bois, fresques murales, escaliers à vis, angles de vue sont autant de détails qui témoignent de la richesse du passé qui habite ce lieu magique.

Les fondations gothiques de la bâtisse datent de 1427 et c’est en 1467 et en 1589 que furent construits les trois étages à pans de bois ornementés qui font sa grande particularité.

En façade, les figures sculptées aux moult détails exaltent les vertus prônées par l’idéal humaniste de la Renaissance qui mêlent noblesse médiévale et culture antique.

Les 75 fenêtres aux vitraux en cul-de-bouteille qui les parent illuminent l’intérieur des salles de manière chaleureuse.

 

Contemplez un instant ce véritable symbole strasbourgeois né en 1427 et découvrez comment le prestige du passé se marie avec une tradition gastronomique retrouvée ou réinventée. Explorez les étages et laissez vous charmer par la Maison Kammerzell  : ses magnifiques salles décorées par Léo Schnug, ses salons spacieux et chaleureux, et ses perspectives uniques sur la cathédrale.

En tête-à-tête ou entre amis, les dîners s’étirent si voluptueusement qu’on y resterait bien toute la nuit…

Le caveau est un endroit exceptionnel par ses plafonds voûtés, ses fenêtres à arcades et son ambiance typiquement médiévale.

Cette salle doit son nom à l’auteur Alsacien des fresques allégoriques qui ornent les murs depuis 1904. Léo Schnug, bien connu pour les fresques qu’il a réalisées au château du Haut-Koenigsbourg, y a représenté « la Nef des fous », « le repas du condamné », « le supplice de Tantale ». Il a ainsi créé un décor unique qui fait de la Maison Kammerzell la plus belle des winstubs strasbourgeoises.

La Maison Kammerzell, outre cet édifice exceptionnel datant de 1427 recèle également un second trésor qui cette année fête le cinquantième anniversaire de sa création : LA fameuse Choucroute aux Trois Poissons, monument de la cuisine alsacienne crée par Guy-Pierre Baumann.

 

Histoire d’un plat emblématique


Si tous les chefs en rêvent, peu le réussissent dans leur carrière : créer un plat-signature, unanimement reconnu et intemporel.


Et c’est presque par hasard que Guy-Pierre Baumann créa sa recette de la Choucroute aux Trois Poissons, seul, dans sa brasserie parisienne en cet été 1970, lui qui cherchait en vain une idée pour accommoder un chou dont personne ne voulait lors des mois chauds.


Quand il prit la direction de la Maison Kammerzell dans les années 80 il fit découvrir, non sans grincements de dents, voire une certaine méfiance, aux Strasbourgeois et aux Alsaciens ce nouveau plat en l’inscrivant en bonne place sur la carte de son mythique établissement.


Il était loin d’imaginer qu’il venait de réaliser une combinaison sans pareille qui allait influencer le restant de sa carrière et faire sa renommée : l’alliance parfaite entre un lieu et un plat.


La Maison Kammerzell ne sera plus simplement réputée pour son architecture, mais également pour sa cuisine avec sur le podium, régnant en maitresse incontestée, la Choucroute aux Trois Poissons. Depuis lors, ce sont près de 200.000 couverts qui seront servis chaque année dont une majorité de Choucroutes dont la fameuse Choucroute aux Trois Poissons.

Souvent imitée, jamais égalée, des ingrédients de qualité au coeur de la recette…


C’est avant tout un chou très particulier, en circuit-court, cultivé à Krautergersheim et transformé par la même choucrouterie familiale Rieffel depuis des générations.
Un chou exclusif, car nous parlons ici, d’une production spéciale, élaborée à façon et réservée entièrement pour la Maison Kammerzell.


Un chou travaillé selon une recette de Guy-Pierre Baumann, inchangée depuis 50 ans, dont le Chef de la Maison Kammerzell, Hubert Lépine seul dépositaire, garde jalousement le secret.

Puis une sauce, là aussi particulière, avec une base de beurre blanc certes…mais pas que...Une sauce gourmande, aux saveurs inimitables qui apporte un équilibre et une harmonie gustative à ce plat à la fois léger et digeste par ses ingrédients, même si copieux car généreux.


Enfin plusieurs fois par semaine l’arrivage des poissons ; Saumon d’élevage d’Islande ou d’Ecosse, Eglefin de chalut fumé prenant son appellation de Haddock Fumé et du Flétan en pêche de chalut.